Je reçois aujourd’hui Hortense Boudet, rideuse parisienne. Elle nous parle de sa passion pour le surfskate et pourquoi son arrivée dans la capitale a été un véritable déclic. On discute aussi de sa relation avec YOW en tant qu'ambassadrice et de son évolution en surf.

Ses débuts en tant que rideuse

Hortense a 23 ans, originaire d'Avignon et travaille à Paris. Passionnée de sport de manière générale, de danse et de skate et de tout l’univers ride. Aujourd’hui amoureuse du surfskate car c’est un sport qui lui permet de vivre ce lifestyle « rideuse » depuis n’importe où et surtout à Paris.

Elle se rappelle avoir eu une toute petite planche de skate lorsqu’elle avait 3 ans et avoir eu ses premières sensations de glisse à l’époque. Elle a eu le déclic du skate au lycée car son meilleur ami faisait du street et elle a trouvé cela génial. Malgré les clichés liés au skate et le très petit nombre de femmes dans ce monde, elle a acheté un cruiser coloré en plastique de chez Décathlon. Elle a par la suite essayé via un de ses amis un surfskate Carver et a tout de suite adoré cette sensation. Surtout le fait de retrouver le côté surf sans être proche de l’océan tout en conservant le côté street.

Hortense Boudet, étoile montante du surfskate français

L'arrivée du surfskate

A 19 ans elle est allée dans un shop avec l’idée d’acheter un Carver et est finalement re-sortie avec un YOW. Le truck YOW était beaucoup plus souple et elle a passé 30 minutes à comparer les boards dans le shop. En tant que petit gabarit elle arrivait à avoir plus de sensations sur un YOW que sur un Carver. Elle est depuis devenue ambassadrice de la marque, ce qui lui donne beaucoup d’opportunités. Ce qu’elle aime chez eux c’est qu’ils sont très à l’écoute des riders, ils innovent beaucoup. Ils ont par exemple sortis des planches concaves, car c’était le plus gros reproche qui leur était adressé. Elle a plusieurs planches et elle aime varier pour changer le style de ride. C’est comme passer d’un shortboard à un longboard.

Lorsqu’elle est arrivée à Paris, elle a découvert les 2 groupes de skateurs parisiens. La dock session, une association de longboard dancing qui skate à côté du musée D’Orsay et le Concrete Surf Riders (CSR) qui est le groupe de surfskate parisien. Ces deux groupent skatent au même spot ce qui fait que tout le monde échange, ce qui est très sympa. Elle a découvert le longboard dancing là-bas, a testé des longboards (plus longues et stables) et a trouvé génial de retrouver ces sensations de danse qu’elle avait un peu perdues et de les coupler avec le skate. Elle n’avait jamais vu d’autres personnes faire du dancing sur un surfskate et c’est une pratique qu’elle essaie d’amener, notamment en faisant des cross steps sur surfskate.

Son arrivée à Paris a été un véritable déclic. Elle avait peur de perdre son côté rideuse en arrivant dans une grande ville. Et cela a été tout le contraire. A Montpellier pendant ses études, elle faisait du skate mais il fallait toujours se motiver, prendre la voiture, elle était toujours seule au skatepark. Le fait d’être la seule femme n’était pas toujours encourageant pour progresser non plus. Elle était un peu dans sa bulle. Dans son groupe parisien, il y a des gens de tous les niveaux, on s’attache vite à ces personnes et ça devient des amis. On sait que chaque fois qu’on y a va il y aura toujours quelqu’un. Ils s’échangent les planches, se donnent des conseils… il y a une bonne ambiance en bord de Seine. Il y a beaucoup de bienveillance. Intimidée au départ elle skatait dans son coin avec sa copine. Elle fait maintenant partie du staff du groupe.

Chacun son style

Elle nous explique que l’avantage du surfskate c’est qu’on peut s’éclater même sans aller dans le côté extrême du sport. On prend plaisir juste à carver, c’est ce qu’elle a fait pendant des mois et ne s’est jamais ennuyée. Et à l’époque, personne ne faisait de figures ou autre. Puis avec le temps, les gens ont continué à expérimenter et vont vers des côtés plus extrêmes. Chacun s’inspire de ce qu’il voit et chacun a son propre style. Elle s’inspire du longboard dancing en faisant des cross-steps, des tours, etc. Chacun pioche à gauche et à droite et met son curseur en fonction de ce qu’il a envie de faire et ce qui lui fait peur. Elle a par exemple pour l’instant peur de se lancer dans un gros bowl.

Pour elle, il ne faut pas choisir une planche préférée. Elle va toujours au spot avec 2 ou 3 boards. Au début c’est perturbant de passer d’une planche à l’autre, par la suite on devient de plus en plus à l’aise. Ce qui est intéressant du coup en allant skater avec d’autres personnes c’est qu’on peut facilement tester d’autres planches.

Et le surf dans tout ça ?

On termine la discussion autour du surf. Elle nous parle de son dernier voyage à Taghazout et nous dit que dès qu’elle peut prendre des congés, elle essaie toujours de choisir une destination surf. Elle nous avoue être un peu intimidée par les grosses vagues. Elle n’avait plus surfé depuis plusieurs mois avant ce voyage au Maroc et elle s’est rendue compte à quel point le surfskate l’a beaucoup aidée. Elle se sentait beaucoup plus à l’aise une fois debout sur sa planche et notamment pour les cross steps sur longboard, elle peut se concentrer davantage sur la lecture des vagues et moins sur ses pieds.

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